mercredi 27 août 2008
[série] Life on 1973 !

J'ai rarement (jamais ?) parlé de séries policières ici. Ça n'est pas vraiment un genre qui m'attire même si je n'ai rien contre. Je pense que ce qui me rebute le plus dans les policiers c'est que ces séries sont rarement feuilletonantes, les épisodes étant indépendant les uns des autres. Ce qui change avec Life On Mars (LoM), c'est que la série mélange (habilement) fantastique et policier. Il y a alors une (voire plusieurs) intrigue policière par épisode et un axe "mythologique" (si on peut dire ça comme ça) qui dure toute la série. En fait, l'intérêt vient du mélange des deux.
Pour rapidement résumer la série: Sam Tyler, un flic de Manchester, se réveille après un accident de voiture en 1973. Il intègre le commissariat de l'époque et se pose de nombreuses questions, comme il le dit si bien: "Suis je fou, dans le coma ou de retour dans le passé ?". La série a donc un double intérêt: comparer les méthodes de la police des années 70 et aujourd'hui et savoir comment Sam Tyler peut retourner chez lui. La série se montre alors original et drôle avec une ambiance et un humour british vraiment atypique. J'aime aussi beaucoup le duo Sam/Gene qui sont opposés et complices à la fois, c'est assez explosif mais tellement drôle. Le duo apporte une vrai dynamique, ce qui fait qu'on ne s'ennuie pas une seconde devant LoM. De plus, je me sens obligé de mentionner l'excellent fond musical qui ajoute encore un peu plus de charme à la série.
Maintenant, j'aimerais parler de mes sentiments par rapport aux révélations de la fin de la série mais j'ai un peu peur de spoiler les futurs téléspectateurs. Je vais alors écrire le paragraphe en blanc, vous devrez le surligner pour le lire. Je sais que ce n'est pas l'idéal, surtout esthétiquement, mais je ne vois pas d'autres moyens. Je l'avoue, la fin m'a surpris et ému. La fin est vraiment étrange, et j'ai trouvé (suis-je le seul ?) cette fin "lynchienne". On se pose pleins de questions et c'est en fait à nous d'en déduire les réponses. Même si je m'attendais à autre chose, je trouve le choix de Sam de retourner en 1973 assez logique. Il a choisi de rester là ou il se sent vivant et pas forcement ou il l'est réellement. Je trouve que c'est une belle fin. On sent vraiment que la prod' savait dès le départ vers ou ils allaient, contrairement à certaines séries comme Lost qui s'éternisent. La série est courte, 2 saisons de 8 épisodes, mais tient la route du début à la fin.
Bref, Life On Mars est une excellent série à découvrir dès le 2 septembre sur NRJ12 à 20h45 !
Et en bonus, le début de la série et le générique en vidéo...
lundi 25 août 2008
[lecture] Auto-analyse sociologique
[Je ne sais pas encore si mon retour dans la blogosphère et plus précisément ici est définitif...]
J'avais parler déjà de 80% au bac et après... ici. J'avais
dit combien il m'avait touché et je n'étais pas le seul. C'était aussi
le cas de Younes Amarani qui a décidé de contacter l'auteur - Stéphane
Beaud - pour le remercier. C'est ainsi que commence une longue
correspondance par email entre ce jeune de cité et ce sociologue. Ce
jeune ne se doute certainement pas au début qu'il commence une "presque
thérapie", une auto-analyse sociologique en fait. Son discours sur son
parcours est simplement criant de vérité, il se montre à la fois lucide
et acide. En essayant d'expliquer, de commenter, ou simplement d'écrire
son parcours, il explique en fait celui de toute une génération de
jeunes de cités. Et c'est en cela que cette analyse est sociologique.
Avec ce livre, Pays de malheur ! Une jeune de cité écrit à un sociologue,
on comprend aussi plus à quoi sert les sciences sociales. On remarque
même une toute nouvelle dimension dans la relation enquêteur/enquêté. Habituellement, l'enquête apporte des réponses aux questions de l'enquêteur
mais ici, l'enquête apporte aussi à l'enquête car permet de mettre en lumière son parcours, sa vie. Pour Younes, on sent que cette analyse est un
peu comme une thérapie: à la fois douloureuse et liberatrice.
Bref, ce livre permet simplement de comprendre, comprendre un peu mieux ce que vivent pleins de jeunes comme Younes. Inutile de dire que je le conseille vraiment à tout le monde qui passe et passeront par là.
mercredi 9 avril 2008
195 articles et puis s'en va...
Bye !
mardi 1 avril 2008
[série] Dead Like Me. Mortel !
Cette série si elle n’existait pas, il est certain que je
l’aurais inventé. Après visualisation des deux premiers épisodes, je trouve que
c’est juste un mélange de tout ce que j’aime : Veronica Mars, Pushing
Daisies, Six Feet Under, Joan of Arcadia… La série raconte comment Georges (une
adolescente qui en as ras le bol de tout) est morte ou plutôt est devenue une
entre deux. Et oui, comme elle le dit si bien, la mort lui a donné un but dans
sa nouvelle vie sur terre : faucher les âmes avant le dernier souffle des
humains. Vous l’avez compris, elle décroche un boulot pas facile surtout si
l’on doit prendre l’âme de gamines d’environ 6 ans par exemple. Dit comme ça, ça parait « bizarre » mais pourtant le concept est introduit de
manière très naturelle et on ne ressent pas trop le côté
« fantastique ». Et la cerise sur le gâteau, DLM est très drôle,
pleine d’humour noir et de sarcasmes comme j’aime. Une série à suivre tous les mardis à 20h45 sur France 4…
Pour un aperçu, voici le (délirant) générique:
lundi 24 mars 2008
[ciné] American Beauty. Les apparences sont trompeuses.
Un choc, Desperate Housewives n’a rien inventé. Bien sur, le
ton est totalement différent entre DH et AB, cependant dans le fond c’est la
même chose : les beaux quartiers cachent bien des secrets, les façades sont parfaites
et les jardins bien entretenus mais à l’intérieur des maisons des vies s’écroulent.
Dans American Beauty, on sent vraiment
la patte d'Alan Ball, certaines images m’ont vraiment fait penser à Six Feet
Under, comme par exemple les « hallucinations » du personnage principal et
la fait que le personnage principal balance dès le départ ‘un an avant ma mort’.
De plus, le film ose aller assez loin dans la satire du monde actuel. Tout le
monde n’oserait pas faire un film sur un quarantenaire qui bave sur la copine
de sa fille, qui se drogue et qui est au bord de la crise de nerf. Et ne
parlons pas de la mère de famille, une Bree en puissance, qui trompe son mari
avec le patron d’une entreprise concurrente à la sienne. Et la fille ? C’est
une adolescente au style légèrement gothique qui sort avec leur timbré de
voisin qui pendant son temps libre filme tout se qui se passe chez eux et vend
de la drogue (au père de sa petite amie !). C’est donc la chronique d’une
famille qui ne ressemble en rien à la famille traditionnelle que l’on peut voir
dans les pubs pour vendre du jambon ou autre. J’aime aussi beaucoup les
musiques de fond qui, eux aussi, me font penser à Six Feet Under. Et
ne parlons pas de l’esthétisme qui est juste sublime.
American Beauty est un
petit chef d’œuvre très particulier, à découvrir si ce n’est déjà fait.

